Décisif lors du match retour en marquant 15 points face à l'ASVEL, Steeve Essart (1,80 m, 30 ans) a permis à Strasbourg de décrocher une belle qui se jouera mardi à Villeurbanne. Un match que la SIG abordera en pleine confiance, et jouera à fond.Propos recueillis par Laurent SALLARD (01/06/09) Tu as marqué 15 points, ton record cette saison, lors du match retour. La défense villeurbannaise t’a laissé des ouvertures ?Avant tout, on était frustré après le match aller. On avait bien tenu pendant une mi-temps, avant de s’écrouler dans le troisième quart-temps. On se devait donc une revanche, et je me suis dit qu’il était possible de faire quelque chose au match retour. Il y a eu toute la préparation de Fred (Sarre) pour nous toucher notre orgueil. On a travaillé quelques points négatifs, et il nous a demandé de nous regarder dans une glace pour savoir si on avait eu plaisir à jouer ensemble cette année, puis de le démontrer sur le terrain tous ensembles. De mon côté, je me suis mis au diapason en mettant beaucoup de rythme en défense. Brion Rush a alimenté la marque en première mi-temps. Puis en deuxième, j’ai vu que Reynolds et Jeanneau passaient sous les picks et laissaient donc énormément d’ouvertures à trois-points. Donc j’ai pris ma chance en deuxième mi-temps, et c’est rentré.
Tu connais Fred Sarre depuis longtemps. Emploie-t-il souvent ce genre de méthodes ?Il l’avait déjà fait. C’est un technicien et « baskettement » parlant, on a travaillé pendant neuf mois. Donc il n’y a pas grand-chose à travailler parce que l’équipe est talentueuse. Il voulait donc nous toucher au cœur. Nous dire que si on avait bataillé pendant neuf mois, ce n’était pas pour perdre au premier tour. On s’est battu pour aller en playoffs. Maintenant on y est, c’est un autre championnat et c’est à nous de démontrer notre vraie valeur. On est parmi les huit meilleures équipes de la ligue, et on a la chance de pouvoir réussir l’exploit de battre le premier du championnat, donc il faut la prendre.
En se qualifiant pour les playoffs, l’objectif de la saison était atteint, et il semble qu’il y ait eu un relâchement lors du match aller…Oui, mais on a eu également une deuxième partie de championnat délicate. On a eu tendance à s’écrouler souvent dans les troisième et quatrième quarts-temps. On était donc dans la continuité. Malgré le début des playoffs, on est resté sur cette même base. Mais maintenant, on va à Villeurbanne avec un nouveau match de référence, en playoffs cette fois. On a donc de quoi faire douter cette équipe. Attention, on peut les battre.
Quelle peut être la clé de ce troisième match ?Le doute peut être la clé pour Villeurbanne. Si on les accroche en première période comme on l’a toujours fait, et qu’on continue à les accrocher jusqu’à la fin, ils peuvent avoir la peur de gagner. Au match retour on avait plus rien à perdre, on était sans pression, maintenant on a tout à gagner. La pression a basculé, et on va prendre plaisir maintenant à jouer ce troisième match à fond.
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