Cloué sur le banc dimanche lors de la défaite à domicile de Milan face à Sienne 72-76, Yohann Sangaré revient avec nous sur ce dernier match avant les playoffs, ainsi que sur son rôle de plus en plus marginal au sein du collectif milanais.
Propos recueillis Florent de LAMBERTERIE, à Milan (10/05/09)
Ce soir vous perdez, mais de peu, et contre Sienne, l’ogre de la Lega. Vous étiez dans quel état d’esprit avant ce match ?C’était le dernier match de la saison, on avait envie de bien terminer devant notre public. Après, que ce soit contre Siena ou une autre équipe, on se disait qu’on pouvait gagner. Ils n’ont perdu qu’un match cette saison. Mais nous, à domicile, on a toujours eu la chance de gagner contre toutes les grosses équipes : le CSKA, Madrid, Olympiakos... Donc Siena aussi on pouvait les battre. C’était tout juste, ça s’est joué sur quelques possessions et, on peut le dire aussi, sur quelques erreurs d’arbitrage.
Sur l’arbitrage, justement, vous prenez un éclat dans le troisième quart temps (13-27) avec des passages en force un peu douteux, des paniers plus fautes non accordés… Quand on joue contre Siena, on a le privilège de jouer avec des arbitres qui sont sympas avec eux, même quand ils sont à l’extérieur. Sans chercher d’excuse, ça a tout de même été un tournant du match. Ils ont eu plusieurs coups de sifflets favorables à la suite, et ça leur a permis de faire un éclat.
C’est souvent comme ça pour Siena en Lega ?D’une façon générale, c’est souvent comme ça que ça se passe, oui. Ils ont une défense assez rugueuse mais ça ne siffle que d’un côté.
Dans ce match, la feuille de stat indique que tu as joué 45 secondes, mais la réalité est plus proche des 30. Comment vis-tu cette situation ?Ça reflète un peu ma saison ici. Il y a des matches où je joue, d’autres où je ne joue pas. Il faut que je l’accepte, même si c’est dur. Mais moi, je ne peux pas me satisfaire de cette situation, quand j’ai joué, j’ai prouvé que j’avais le niveau. C’est la décision du coach, je l’ai acceptée cette année, mais je me vois mal l’accepter l’année prochaine.
Pourtant ce soir, les deux meneurs n’ont pas fait un grand match (8 pts à 3/15, 5 pds pour -4 d’éval en cumulé pour Hollis Price et Luca Vitali)...En fait, ce que je fais à l’entraînement ne rentre pas en ligne de compte. Je crois simplement que le coach fait ses choix à l’avance, peu importe ce qu’il se passe pendant le match.
Vous terminez sixièmes, synonyme d’un premier tour de playoffs contre Teramo, une équipe que vous avez battue deux fois cette saison. C’est plutôt positif finalement ?On va voir ce que ça donne. C’est sur qu’on les a battus à chaque fois, mais les playoffs c’est spécial, c’est une autre compétition qui commence. On va devoir quoiqu’il arrive gagner un match chez eux, et ils sont tout de même durs à battre à domicile. On verra bien.
Quels objectifs as-tu pour tes premiers playoffs en Italie ?Déjà, passer le premier tour, c’est là-dessus qu’il faut se concentrer. Après on verra bien jusqu’où on pourra aller.
Et en terme de temps de jeu, tu t’attends à quoi ?Sincèrement, je ne m’attends plus à grand-chose. Cette année j’ai vraiment tout vécu, je peux jouer trente minutes à un match et ne jouer que cinq minutes le suivant. Alors vraiment, je vais attendre de voir ce que l’avenir me réserve.
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