Pascal LegendreDirecteur de la rédaction de BasketNews, MaxiBasketNews et BAMQuels sont les moyens pour faire en France (dans d’autres pays, c’est déjà fait) du basket un grand sport ?
On a constaté que d’avoir un joueur triple champion NBA, MVP des Finals et trois fois All-Star ne suffit pas. Alors, sans ordre précis, je dirai :
1) Des matches de l’équipe de France sur une chaîne hertzienne avec au bout un titre de champion d’Europe (ou du Monde, ou olympique, m’enfin, rêvons pas trop).
2) Un championnat national avec de grandes villes, de grandes salles, remplies, des joueurs de haut calibre, avec une identité française.
3) Une équipe française capable de jouer le Final Four de l’Euroleague.
Je ne vais pas vous annoncer que TF1 a renoncé aux Experts et France 2 à La Fête de la Chanson Française pour passer en prime time Lille-Marseille de Pro A…
Mais, diable !, que Tony Parker, meilleur basketteur français all-time, célébrité mondiale et multimillionnaire, devienne actionnaire de l’ASVEL est tout sauf une info anodine. Elle a été lâchée au conditionnel hier dans L’Equipe et Aujourd'hui Sport, confirmée sur le site de BasketNews, puis elle s'est propagée un peu partout sur les ondes, les sites et forums avant qu'un communiqué de l'ASVEL l'officialise définitivement.
Je ne vais pas vous la jouer faux jeton. Nous étions au courant depuis quelque temps. Mais nous avons respecté le timing de l’ASVEL, qui a organisé une conférence de presse avec Tony, aujourd’hui, à San Antonio. Pierre Matigot est sur place depuis vendredi soir et il nous a envoyés une interview exclusive du meneur des Spurs. Il y a d’ailleurs des
extraits teasing sur le site de Basket News.
Je ne vais pas vous en dire davantage sur les raisons qui ont poussé Tony à investir dans le club le plus titré de France (au niveau franco-français. N’ayez pas peur, supporters de Limoges, je sais qu’à l’échelle européenne, c’est le CSP). Pour TOUT savoir, il vous faudra acheter demain Maxi-Basket News. Et puis même le Basket News suivant car on ira encore plus loin dans l’analyse.
Au printemps, une équipe française ne sera pas au Final Four de Berlin. Mais, après-demain, qui sait ? L’investissement de TP peut provoquer un formidable élan. C’est sûr ses épaules que reposent aussi pour beaucoup les chances d’un titre européen des Bleus en 2009, ou en 2011, ou encore en 2013. Ensuite, il ne lui restera plus qu’à acquérir TF1 pour y programmer son sport favori…
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