Pascal LegendreDirecteur de la rédaction de BasketNews, MaxiBasketNews et BAMJe m’en régale d’avance. Vendredi, je vais assister au match Limoges-Pau-Lacq-Orthez (ça va, j’ai bien cité toutes les villes qui correspondent à l’Elan Béarnais? ;-)). Quel privilège quand on sait que 4000 fans n’ont pas pu décrocher le précieux sésame. Tiens, c’est comme si j’étais invité à un concert des Pink Floyd ; je ne peux pas mieux dire. Je considère que c’est LE choc de l’année. Plus que Cholet-Le Mans (les deux équipes en tête de la Pro A) ou Boston-Los Angeles. Je dis ça à titre personnel, évidemment. Et dans LA ville du basket-ball en France (pardon à tous les autres, mais là, y'a pas photo).
J’ai tant de souvenirs qui me viennent à l’esprit quand on évoque le Limoges CSP… J’ai découvert le Palais-des-Sports de Beaublanc l’année de son inauguration, et j’ai dû prendre une petite cinquantaine de fois la route qui passe par Lussac-les-Châteaux et Bellac. D’extérieur, Beaublanc, ce n’est pas folichon. Ça ressemble à un McDo que l’on prendrait par les doigts en son milieu. Mais quand vous pénétrez à l’intérieur, quel boucan !, quelle magie ! Il n’y a pas une salle en France (pardon à La Moutète) où il existe une telle ambiance. Enfin, moi, je ne connais pas. Lorsque vous êtes sur le terrain et que les clameurs dégoulinent des tribunes latérales, c’est absolument fantastique.
Alors, j’hésite. Quel fut le plus grand moment que j’y ai vécu ? Lorsque Ed Murphy frisa le 100% face aux Italiens de Cantu ? Lorsque Yann Bonato et compagnie firent plier Malaga, en 2000 ? Je crois que je retiens en priorité ces matches de Coupe des Champions, du temps de Bozidar Maljkovic. Lorsque le CSP avait la balle dans les moments chauds, c’était silence de mort dans la salle. Et puis cette balle aboutissait en bout de possession dans les mains de Michael Young, qui, de son coup de patte de gaucher, en extension, plantait un trois points mortel. Beaublanc s’embrasait et le bon peuple du Limousin s’époumonait « Limo-geu… Limo-geu… »
Oui, il y aura énormément de nostalgie vendredi à Beaublanc surtout que le basket français n’a pas mieux à produire aujourd’hui que ce classico de Pro B.
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