BasketNews Network
BasketNews
France-Macédoine : En roue libre !
France-Macédoine : En roue libre !
Samedi 12 Septembre 2009
Contenu
Réactions
Sylvain Lautié
Ancien coach professionnel et à l'initiative de BasketCoach.com

Vainqueur de la coupe Korac en 2002, Sylvain Lautié regarde les matches des Bleus pour Basketnews.net et nous éclaire sur le jeu des Bleus de son point de vue d’expert.

France bat Macédoine : 83-57

26 points d’écart à la pause, c’est beaucoup. 49-18 à la mi-temps, c’est ÉNORME ! Vincent Collet et son staff peuvent savourer : tout le monde participé à la « balade » et plutôt avec brio, stats à l’appui : 67%  à deux points, 58% à trois-points, 11 joueurs entre 13 et  26 minutes jouées, et surtout pas de blessés. Quant aux deux leaders, ils ont déroulé avec un temps de jeu réduit (19’ pour B. Diaw, 22’ pour T. Parker, alors qu’ils jouent en moyenne une trentaine de minutes). C’était quasiment un jour de repos comme peut en générer le Tour de France, quand ses forçats de la route effectuent des petites sorties de 80 kilomètres en guise de décrassage. A la différence près que les Bleus ont disputé un match qui les qualifie pour les quarts de finale du championnat d’Europe !

Rotations et évolution

Alors on peut toujours faire la fine bouche… Dire que la Macédoine est l’équipe la plus faible que l’on ait jouée. Il n’empêche que l’entame de match fut excellente, avec beaucoup de rotations qui ont permis à tous les Français de rester dans le rythme tout en rechargeant les accus. Plus le tournoi avance, plus les qualités athlétiques des Bleus vont pouvoir s’exprimer au sein d’un collectif en constante évolution, alors que l’on peut imaginer que leurs adversaires s’émoussent (d’ailleurs, sans doute va-t-il falloir s’attendre à attaquer de plus en plus de zones). La répétition des rencontres devrait ainsi être à l’avantage des Français. Et ce match est aussi un révélateur de la concentration de chaque individualité et du groupe à l’image, je me répète, d’une infirmerie vide à son issue. Car c’est souvent dans le relâchement que l’athlète s’expose et où le risque de blessures dites stupides apparait.

Chapeau les coaches…

C’est vrai, un joueur n’est jamais formé par un seul entraîneur mais par ceux qu’il côtoiera successivement tout au long de sa carrière. Je me permets néanmoins d’en profiter, à travers ces lignes, pour tirer mon chapeau à l’ensemble des coaches qui ont appris le métier à tous ces talents (si ma mémoire a flanché, que les clubs oubliés me pardonnent !) : ceux de l’INSEP par où sont passés Turiaf, Parker, Diaw, Bokolo plus A. Diot (qui venait de Bourg-en Bresse), de Cholet (Jeanneau et De Colo), du Mans (Koffi et Batum), de l’ASVEL (Traoré), du Havre (Mahinmi) et de Pau (F. Pietrus).

Etre coach formateur n’est pas une facette facile du métier. Il faut façonner, tailler dans le marbre, souvent affronter les aspirations de jeunes joueurs ambitieux. Car il  faut les guider, canaliser leur talent… L’habit de père Fouettard est un costume que les responsables des centres de formation sont obligés de porter, le haut-niveau exigeant des sacrifices et des cohérences qu’un adolescent ne perçoit pas forcément. Alors bravo, entre autres, à Sousa, Desnos, Martin, Vila, Prat, Legrand, Billant… Si je me trompe ou j’en oublie, que votre voix m’interpelle à travers ce blog, j’en serais ravi !

Techniquement parlant, c’était facile, aujourd’hui. Et c’est tout. Pour le moment.

Commander le Media Guide de l'Euro Masculin 2009 avec son additif
Retrouvez les résumés et les matches en direct sur FIBATV.com

Réagissez !
Suivez l'actualité de l'équipe de France masculine
Retrouvez l'actualité de l'EuroBasket












AddInto