Fabien Friconnet, 34 ansJournaliste à Basket-Hebdo, puis BasketNews depuis 1999Rédacteur en chef de BasketNews et MaxiBasketNews
Dans un premier temps, j’avais trouvé que la « procédure d’urgence » mise en place par la LNB, à la suite de l’incident ayant fait basculer le match Chalon-Strasbourg dans la confusion, n’était pas si célère que ça. Il avait en effet fallu presque 72h pour décider, à juste titre, de rejouer la partie en question. Mais, après réflexion, je me dis que j’avais été un peu dur et que, finalement, les instances ont plutôt bien réagi et ont pris leurs responsabilités. Surtout au regard des délais qu’aurait occasionnés cette affaire il y a quelques années. Un bon point, donc. Très bien également
le communiqué de presse annonçant la décision pour Chalon-Strasbourg, qui rappelait les cas similaires dans l’histoire de la ligue. Enfin, on peut se féliciter de la montée en puissance de LNB TV.
En revanche, aux dernières nouvelles, BasketNews (et MaxiBasketNews) n’ont pas été invités à participer aux « travaux » de la cellule fédérale « média » – souvenez-vous –, qui doit réunir trois membres des médias basket. C’est vrai que le seul hebdo, et le seul mensuel 100% basket franco-européen, n’ont aucun intérêt. J’imagine qu’il s’agit purement et simplement d’une « punition ». Ce qui, a posteriori, me conforte dans ce que je pense à propos de qui s’annonce comme un « écran de fumée » de plus, et à propos de plein d’autres choses. Une position qui n’engage que moi, je le précise.
Orléans peut être champion. J’ai dit « peut », je n’ai pas dit « va ». Personne ne peut dire qui « va » être champion. Comme tout le monde, je suis favorablement impressionné par la force, individuelle et collective, de l’équipe de Loiret depuis le début de saison, mais après la démonstration de sérénité administrée par la formation de Philippe Hervé vendredi dans la salle de Roanne, je me dis : Orléans, c’est pour de vrai. Il n’y a pas de raison que ça ne dure pas, même si le calendrier risque de coûter une place, voire deux, aux Orléanais.
Si j’étais Nancy, j’approcherais Marc Salyers. Quitte à remplacer Lamayn Wilson par un autre poste 4 « fuyant » et gourmant, autant prendre le meilleur d’entre eux.
L’ULEB et la FIBA vont-elles, un jour, imposer une véritable cellule de contrôle de gestion ? Ou, à tous le moins, se pencher sérieusement sur les budgets prévisionnels – pour ceux qui en ont – des clubs qu’elles engagent dans leurs compétitions ? Parce que voir des équipes de l’Est dégraisser leurs effectifs au milieu de l’hiver est parfaitement inacceptable. Cela fausse la compétition. Dans ce domaine, les clubs français sont au niveau des meilleurs.
Steve Nash n’est pas All-Star et je trouve cela normal. Surtout que je faisais partie de ceux qui trouvaient que lui donner deux fois le titre de MVP – 2005 et 2006 – n’avait pas de sens. D’ailleurs, je constate que sa non-sélection ne semble avoir soulevé aucun débat.
A BasketNews, on n’est pas tous d’accord sur le cas Chris Bosh, et c’est tant mieux. Même s’il n’a pas été flamboyant hier soir contre Milwaukee – mais il y a plein de choses qui clochent dans l’équipe des Raptors – je ne suis pas loin de penser que l’ancien de Georgia Tech est devenu le meilleur ailier-fort de la ligue, devant Nowitzki – sachant que je préfère considérer Tim Duncan comme un 5, ou un 5/4. Pour moi, il n’y en a qu’un qui puisse contester ce statut à Bosh : Kevin Garnett, because la défense, because le leadership. Messieurs Dames, exécutez-moi dans les « réactions ».
Le rêve du pivot géorgien d’Atlanta Zaza Pachulia est de rencontrer Al Pacino, ai-je appris hier en regardant la télé US. C’est frais !
Toujours sur la télé US, j’ai regardé Minnesota-Lakers. C’était plaisant. Notamment l’affrontement entre
Al Jefferson et
Andrew Bynum. Le premier, membre du club des trois joueurs (*) à « 20-10 » (20 points et 10 rebonds de moyenne), a cumulé 34 points et 13 rebonds, et le second a montré pourquoi les Lakers sont plus forts cette année (27 points et 15 rebonds). Un duel titanesque entre deux vrais « centres », qui tempère l’idée qui veut que les Américains n’ont plus de pivots. Avec ces ceux-là, plus Dwight Howard, voire Greg Oden ou encore, dans un autre registre, David Lee, les sélectionneurs du Team USA ont un sacré choix. La domination américaine ne fait-elle que (re)commencer ?
Danny Granger, le scoreur des Indiana Pacers, a pris 5 points de moyenne offensive lors de chacune de ses saisons en NBA ! Il est passé de 7,5 points en rookie à 13,9, 19,6 puis 25,9 cette année. Je ne sais pas s’il est le premier à le réussir – les commentateurs américains évoquaient cela mais j’ai pris la phrase en cours – donc si quelqu’un a le cœur de vérifier… Quoi qu’il en soit, c’est spectaculaire. Et ça risque de ne pas durer.
Le Miami Heat a un grand avenir. Regardez cette équipe :Vous avez un candidat au titre de MVP, Wade ; un super rookie pour l’assister à l’arrière, fort en défense, dangereux au shoot et doté d’un gros mental, Mario Chalmers ; vous avez un autre rookie, Michael Beasley qui, qu’on l’aime ou pas, possède un talent offensif certain, sachant que le garçon vient seulement d’avoir 20 ans ; et une belle collection de role players, en attaque (Chris « Steve Kerr » Quinn, le shooteur-défenseur Daequan Cook) et en défense (le sculptural Joel Anthony et Udonis Haslem, etc.). Ajoutez un centre de qualité et tradez Shawn Marion avec clairvoyance pour récupérer un vrai poste 3 d’impact, et vous avez une sacrée équipe.
(*) Carlos Boozer, blessé, ne compte pas assez de matches pour en faire partie.
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